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La décote sur ANR est de 53%. PEUG fait évoluer sa stratégie via une concentration accrue du portefeuille comme le montre lerecentrage du portefeuille de fonds d’investissement (vente de 35 fonds), les cessions de participations et co-investissements et le redéploiement sur des entreprises dans les secteurs prioritaires. En termes de valorisation, notre scénario central montre un potentiel de hausse à 2 chiffres en retenant les actifs cotés à leur cours actuel.

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Comment sont nés les proxies ? Qui sont-ils ? Sont-ils réellement tout-puissants ? Les investisseurs peuvent-ils, et devraient-ils se passer des proxies ? Les proxiescontribuent-ils, en particulier sur le sujet de la gouvernance, sur lequel ils sont très focalisés, à des comportements des émetteurs plus respectueux de l’investisseur et de ses intérêts ? Leur travail est-il suffisamment sérieux ? Est-il contrôlé, et devrait-il l’être plus ? En somme, les proxy advisors, en centralisant l’analyse des résolutions soumises aux assemblées générales des grandes entreprises cotées et en influençant fortement le vote des investisseurs institutionnels, sont-ils devenus des acteurs utiles ou problématiques de la gouvernance d’entreprise ? Cette Note propose d’explorer ces questions à partir d’une analyse documentée et nourrie d’entretiens avec les principaux acteurs concernés – émetteurs, investis- seurs et représentants des proxies eux-mêmes.

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La décote sur ANR 2024 reste élevée. Le nouveau management procède actuellement à une revue du portefeuille qui aboutira, selon nous, à des simplifications et à un recentrage. Des annonces sur l’évolution de la stratégie devraient intervenir autour de l’AG du mois de mai. En termes de valorisation, notre scénario central montre un potentiel de hausse à 2 chiffres en retenant les actifs cotés à leur cours actuel.

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Au S1-24, l’ANR par action est ressorti à 226,7€ vs. 238,7€ fin 2023, montrant un recul de 3,7% dividende attaché. Ceci est principalement imputable à la baisse du cours de Stellantis qui a publié des semestriels en fort retrait.

En Europe, l’industrie automobile souffre de la concurence chinoise, de la faiblesse de la demande et de la pression sur les prix. Ceci a récemment entraîné la révision en baisse des perspectives annuelles chez BMW et VW. Dans ce contexte, l’action Stellantis a perdu plus de 50% à date depuis ses plus hauts de mars.

Sur le S1, PEUG a procédé à plusieurs cessions, dégageant 437 M€ de produits. Le groupe a encaissé 369 M€ de dividendes dont 347,6 M€ pour Stellantis. La dette nette a beaucoup diminué à 374 M€, soit un LTV de 6%. PEUG dispose de près de 1 Md€ de lignes de crédit non tirées.

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En dépit de la hausse de 59% de Stellantis l’an dernier, 54% de l’ABR 2023 (cf. étude du 23/03/2024), la décote de PEUG est de 60%, record historique atteint dans les années 2012/2013 lorsque Stellantis n’existait pas. Est-ce un retour à la case départ ?

Traditionnellement, l’évolution de PEUG était corrélée à celle du constructeur ce qui n’a pas du tout été le cas l’andernier. En outre, PEUG a subi la faillite retentissante d’Orpea puis celle de Signa (immobilier non coté), déprécié totalement en 2023 (434 m€). Ces revers ont, selon nous, coûté son poste au Directeur Général Bertrand Finet et probablement jeté un désaveu sur la gestion du groupe dans l’esprit des investisseurs.

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L’ANR par action du S1-23 a progressé de +12,4%, dividende réinvesti. Cette tendance était portée par les participations cotées en dépit de la révision en baisse des actifs immobiliers. L’année 2023 s’est terminée par un rallye des marchés actions sur fond de baisse des taux d’intérêt. Nous profitons de ce mouvement pour mettre l’accent sur les performances opérationnelles et les perspectives de 3 participations cotées qui se sont distinguées. En dépit du ralentissement économique observé depuis 2023, la Chine (et l’Asie) constituent des relais de croissace pour chacun de ces 3 groupes. Soulignons toutefois que toute évolution dévaforable de la croissance chinoise a un impact négatif sur la perception de Forvia et de SEB bien présents sur ce continent (29% de leur CA).

  • Stellantis (7,1% de détention et 42,9% de la GAV S1- 23)
  • Forvia (3,1% de détention et 1,6% de la GAV S1-23)
  • SEB (4,0% de détention et 3,0% de la GAV S1-23)

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Au S1-23, l’ANR par action s’établit à 221,3€ vs. 199,5€ fin 2022, +12,4%, dividende réinvesti. Les participations cotées affichent une performance supérieure à celle des marchés grâce notamment à Stellantis (+31% ytd), la valorisation des co-investissements est tirée par la cession de Polyplus (thérapie génique, multiple de 3,8x, TRI : 62%) à Sartorius, et celle des fonds d’investissement est stable. Cette performance a été réalisée malgré la révision en baisse des actifs immobiliers (11% de l’ABR fin 2022).

L’endettement net ressort à 862 M€ incluant 152 M€ pour l’investissement dans Rothschild & Co sur le S2. Le LTV s’inscrit à 14 %, en baisse sur le S1, ce qui est de bon augure. Rappelons que l’intégralité de la dette est à taux fixe.

La décote du groupe demeure élevée à 54% et illustre la défiance des investisseurs pour les sociétés d’investissement faiblement liquides. La direction est consciente de cette situation et pourrait envisager de racheter des titres pour tenter de la réduire. Par ailleurs et par rapport à d’autres acteurs comparables, la performance boursière de PEUG a été satisfaisante au S1-2023 (+13%).

A décote inchangée notre scenario central fait apparaître un potentiel de hausse du titre de 31%. Télécharger le PDF

Fin 2022, l’ABR a atteint 5,9 Md€ et l’ANR 5 Md€ ou 199,5 € par action (-14%). Les dividendes reçus ressortent à 286 M€, portés par ceux de Stellantis (170 M€). La dette nette s’élève à 885 M€, -261 M€ par rapport à fin 2021, soit un LTV de 16% Ceci a été réalisé en dépit de 329 M€ d’investissements dont 200 M€ d’engagements dans des fonds de capital investissement, comme attendu. Les cessions d’actifs ont représenté 532 M€ (participations et co- investissements).

La stratégie, visible depuis 2017, d’accélérer dans le non coté se traduit par un ABR Investissements résilient (-10% en 2022 en dépit de l’effondrement d’Orpéa). Il se répartit entre des participations cotées et non cotées pour 29%, des co-investissements pour 19% et des fonds pour 14%.

Au mois de février 2023, PEUG a cédé sa participation de 6,3% dans la holding de Tikehau Capital pour 100 M€(E). PEUG participe également à la recomposition de l’actionnariat de Rothschild & Cie via l’OPA lancée par sa holding Concordia (150 M€(E)). Enfin, le groupe bénéficie de l’OPRA annoncée par Lisi, suivie d’une réduction de capital de la holding CID. Ceci devrait lui permettre d’augmenter sensiblement la liquidité de son exposition.

La valorisation de PEUG ne prend pas en compte l’évolution de son portefeuille et sa résistance. La décote sur ANR ressort à 55%, soit la plus élevée de notre échantillon de comparables.Télécharger le PDF

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